Des vacances qui virent au cauchemar

Les glissements de terrain sont dévastateurs et peuvent coûter des vies. Heureusement, on assiste parfois aussi à de petits miracles.

«Soggiorno ideale»: la pancarte de l’hôtel restaurant Miralago à Brusino-Arsizio (TI), au bord du lac de Lugano, promettait à ses hôtes un séjour idyllique. Et pourtant, dans la nuit du 22 juillet 1949, le séjour d’un touriste bâlois a bien failli virer au drame: peu avant minuit, un glissement de terrain a surpris le village de pêcheurs, balayant sur son passage la pancarte de l’hôtel et un ponton, mais aussi une partie de la route longeant la rive, de l’hôtel Miralago et de la maison voisine.

L’unique pensionnaire de l’hôtel dormait paisiblement lorsque les éboulis l’ont emporté, lui et son lit, jusque dans le lac. Heureusement, son radeau de fortune a fini sa course au-dessus des gravats – un vrai miracle! Il a pu être secouru et s’en est sorti avec seulement quelques contusions. Les voisins aussi l’ont échappé belle: ils sont parvenus à sortir à temps pour voir une partie de leur maison, dont leur lit encore chaud, sombrer dans les eaux du lac.

Les photos de sinistre ci-dessus se trouvent dans les archives de la Mobilière. Cela laisse supposer que la Mobilière est intervenue dans le règlement des dommages. Toutefois, plusieurs décennies plus tard, il est impossible de savoir à combien se sont montés les dégâts.

(Première publication dans l’édition 2/2015 d’À propos, la revue des collaboratrices et collaborateurs de la Mobilière)

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